Quelles sont les raisons de croire que Dieu s’est révélé en Israël ?

Israël a révolutionné la religion en introduisant dans le monde une vision de Dieu nouvelle, inexplicable et sans rapport avec les croyances de son époque : un Dieu unique, créateur, qui démystifie la nature, les forces et les éléments du monde en changeant profondément le rapport au temps et à l’Univers.

  1.  Il y a un mystère d’Israël depuis l’Antiquité parce que, dès l’origine, ce petit peuple faible, méprisé et persécuté, est persuadé qu’il va avoir une influence décisive sur le cours de l’histoire du monde, et c’est effectivement ce qui s’est produit dans les siècles suivants.
  2. Israël a révolutionné la religion en introduisant dans le monde une vision de Dieu nouvelle, inexplicable et sans rapport avec les croyances de son époque : un Dieu unique, créateur, qui démystifie la nature, les forces et les éléments du monde en changeant profondément le rapport au temps et à l’Univers
  3. Israël a été élu par Dieu pour recevoir les 10 commandements, la Loi du Sinaï - la Torah -, et cette Révélation qui a été reçue par une longue série d’hommes sur plusieurs siècles, et qui a généré une religion nouvelle et sans équivalent.
  4. Israël a reçu par les Prophètes la conviction qu’il serait l’objet d’un destin unique pour le monde entier, par la venue mystérieusement annoncée d’un Messie qui serait le Sauveur du monde et qui porterait la connaissance du Dieu d’Israël jusqu’aux extrémités de la terre et cette attente unique au monde a culminé au temps de Jésus, parce que les prophéties de Jacob (le sceptre) et Daniel (le 4° royaume après Nabuchodonosor et les Soixante dix septénaires) précisaient le temps de la venue du Messie.
  5. Le destin d’Israël a basculé avec l’avènement du Christ et ce peuple si original, qui ne se distinguait que par ses nouveautés et son génie religieux avant Jésus, s’est ensuite, après lui, transformé profondément en stoppant toute production de nouveauté religieuse et en devenant spécialement actif et fécond dans tous les arts et les sciences profanes. 

 Le mystère d’Israël ne s’explique que par l’Élection de Dieu et par la Révélation qu’Il a faite à ce petit peuple, seul survivant de la dissolution du monde antique dont le destin a été profondément changé par l’avènement du Christ.

 1. Il y a un mystère d’Israël depuis l’Antiquité parce que, dès l’origine, ce petit peuple faible, méprisé et persécuté, est persuadé qu’il va avoir une influence décisive sur le cours de l’histoire du monde, et c’est effectivement ce qui s’est produit dans les siècles suivants.

Alors qu’Israël n’était qu’un petit peuple méprisé, à demi nomade, perdu dans un Moyen-Orient orgueilleux, les Saintes Écritures qu’il recueille lui promettent un destin unique, à la dimension du monde, avec toute une série de promesses invraisemblables qui vont s’accomplir les unes après les autres dans la suite des temps.

La Bible raconte par exemple l’histoire d’Abraham, simple gardien de troupeaux, à qui est promise une descendance illimitée (Genèse chapitres 12, 15 ou 18) : et quelques dizaines de siècles après, il y a près de 2 milliards de fidèles, 43% de la population mondiale, qui, pour dire leur foi, se confessent « nés d’Abraham »…

Le livre qui nous rapporte ces inconcevables promesses, la Bible, est de loin le plus grand best-seller de tous les temps, traduite en 1120 langues et dialectes.

Ce qui est indéniable, c’est l’inexplicable mégalomanie d’un peuple, faible et peu nombreux, qui depuis toujours annonce qu’en son avenir il jouera un rôle à l’échelle mondiale. Et dix siècles avant le Christianisme, seize siècles avant l’Islam, il fixe par écrit cette conviction, apparemment délirante mais qui devait recevoir des événements une confirmation inattendue. Dans toute son histoire, telle qu’il l’a confiée à la Bible, Israël n’a jamais eu de doutes sur la mystérieuse tâche que Dieu lui confierait.

  • « En toi seront bénies toutes les nations de la terre » (Gn 12)
  • « Contemple les étoiles du ciel, compte les étoiles si tu peux les compter. Telle sera ta descendance » (Gn 15)
  • « Abraham doit devenir une nation grande et puissante, en qui seront bénies toutes les nations de la terre » (Gn 18)
  • « Rassemblez-vous pour que je vous annonce ce qui doit arriver dans l’avenir : le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne celui auquel il appartient et à qui les peuples doivent obéissance » (Gn 49,1s)
  • « Ta maison et ta royauté seront stables à jamais » (Sa 7,12s)
  • « Sa souveraineté est une souveraineté qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera jamais détruite » (Dn 7,14)
  • « Je t’ai destiné à être la lumière des nations, afin que mon salut atteigne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49,6)

Dès le commencement de son histoire, ce peuple minuscule mais plein d’énergie, qui affiche son espérance en l’avenir, attend « une bénédiction pour sa descendance », vit dans l’attente d’un Royaume éternel établi par « Quelqu’un » qui sortira de lui.

2. Israël a révolutionné la religion en introduisant dans le monde une vision de Dieu qui était nouvelle, inexplicable et sans rapport avec les croyances de son époque : un Dieu unique, créateur, qui démystifie la nature, les forces et les éléments du monde en changeant profondément le rapport au temps et à l’Univers.

Yahvé est un Dieu que la science n’explique pas et qui défient les lois sociologiques habituelles relatives aux religions.

Les progrès des deux derniers siècles en matière d’histoire comparée rendent encore plus énigmatique l’origine de la foi hébraïque. D’où provient son monothéisme rigoureux alors que toutes les religions antiques (non seulement méditerranéennes et orientales mais aussi africaines, américaines, australiennes) sont, au contraire, polythéistes ?

Pourquoi l’Hébreu, dès l’origine de son histoire, n’a pas imaginé le ciel peuplé d’une myriade de dieux, mais y trouve, sans intermédiaires, un Dieu seul et unique ?

Cette conception de la divinité, disent les études comparées, est toujours le résultat d’une longue évolution. Ce peuple, au contraire, semblerait y parvenir d’un coup, et non au terme d’une série d’élaborations successives. Comme pour donner raison à ses écritures saintes, qui affirment que, son Dieu, Israël ne se l’est pas inventé et ne l’a pas choisi : mais que c’est Yahvé qui a choisi son peuple et s’est révélé lui-même aux patriarches.

« Plus s’approfondit notre connaissance de l’histoire et de la culture des religions de l’Orient antique, plus clairement sont reconnus les points de convergence et les influences réciproques, et plus énigmatique apparaît la conception monothéiste de Dieu chez le petit peuple d’Israël, en opposition avec le monde qui l’environne, et qui est complètement polythéiste. » (Frank Koenig, le sociologue moderne réputé spécialiste des religions)

« Le monothéisme hébraïque demeure un phénomène qui échappe aux enquêtes des chercheurs. Avec lui, nous nous trouvons au seuil d’un des plus profonds mystères de l’histoire ». (Y. Kaufmann, historien)

L’historien romain Tacite est témoin lui aussi à son époque de l’incompréhensible différence du judaïsme :

« Moïse forma un peuple qui dure toujours, lui donnant des rites non seulement nouveaux mais contraires à ceux de tous les autres peuples ».

3. Israël a été élu par Dieu pour recevoir les 10 commandements, la Loi du Sinaï - la Torah -, et cette Révélation qui a été reçue par une longue série d’hommes sur plusieurs siècles, et qui a généré une religion nouvelle et sans équivalent.

Le Dieu d’Israël est unique mais il est aussi universel, indépendant de la nature, hors de toute limite géographique, alors que les autres dieux sont locaux, pour leur peuple, leur cité.

Il est aussi un Dieu éthique, « moral », dont le suprême souci est la sainteté et la justice, parce que Lui-même est Saint, alors que dans le polythéisme les dieux ont les vices et les vertus des hommes, accordant leur faveurs ou s’emportant selon leurs caprices.

Ce Dieu unique, universel, saint et juste est enfin le Dieu de tout le peuple et non seulement le privilège aristocratique de quelques intellectuels.

La science doit aussi expliquer ce « gap » - cette brèche, ce hiatus, cet abîme – cette fracture entre une religion d’une extrême élévation et un développement bien moyen en tous autres secteurs : que ce soit au plan culturel, social ou économique.

L’inculte Israël, ramassis de tribus de bergers nomades, tout d’un coup, sépare Dieu de la nature alors que pour tout le système religieux antique l’homme vit au contraire dans une sorte de forêt enchantée où antres et bois pullulent d’esprits, les roches et les eaux de démons, avec le soleil, la lune et les étoiles qui sont des êtres divins.

Il s’agit d’une conception « laïque » du monde, en opposition avec les systèmes de type sacral et magiques de l’Antiquité.

« L’interdiction d’adorer la nature, introduite comme première norme du Décalogue, et celle, corrélative, de se fabriquer des idoles, établissent le caractère distinctif du monothéisme d’Israël. Ce caractère est tel qu’il crée aussitôt une nette et infranchissable séparation entre le Dieu d’Israël et toute autre conception de Dieu, qu’elle soit polythéiste ou monothéiste. » (Epstein)

Ce n’est que dans le judaïsme que l’homme est l’associé, le collaborateur de Dieu dans son œuvre créatrice.

4. Israël a reçu par les Prophètes la conviction qu’il serait l’objet d’un destin unique pour le monde entier à cause de la venue, mystérieusement annoncée d’un Messie qui serait le Sauveur du monde et qui porterait la connaissance du Dieu d’Israël jusqu’aux extrémités de la terre et cette attente unique au monde a culminé au temps de Jésus, parce que les prophéties de Daniel (Soixante dix septénaires et 4° royaume après Nabuchodonosor) précisaient le temps de la venue du Messie.

En introduisant le concept d’avenir messianique, de cieux nouveaux et de terres nouvelles, le judaïsme se détache une fois de plus très nettement de la culture antique. Pour celle-ci, l’histoire est invariablement un cercle, un serpent qui se mord la queue : tout passe et tout se répète. Orientaux, Grecs, Romains ignorent l’idée de progrès qui est à la base de la culture moderne et que celle-ci doit à Israël. « L’âge d’or n’est point advenu mais à venir. Le bien en sa perfection se trouve à la fin des temps et de l’histoire » (Dante Lattes)

La venue du Messie n’a pas été annoncé par un seul prophète, mais par une longue série d’hommes, prédisant et complétant, au fur et à mesure, leur prédiction, pendant des siècles.

On compte plus d’une centaine de prophéties messianiques dans les Saintes Écritures, dont les prophéties de Jacob et deux prophéties Daniel, qui évoquent la date de la venue du Messie.

Tous cherchaient dans l’Ecriture le moment de la venue du Messie annoncé précisément mais mystérieusement par les prophètes. Et l’attente de l’accomplissement des temps était devenue tellement forte et précise, en cette période particulière de l’histoire, qu’il y eut plus de 100 candidats Messie recensés par les historiens. « Comme le peuple était dans l’attente » (Lc 3,15) quand Jean-Baptiste paru, tous lui demandaient : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Lc 7,19). C’était une situation absolument unique et cet aspect caractéristique du christianisme, à lui seul, est suffisant – c’est l’avis de maints spécialistes – pour le situer tout à fait à part dans l’histoire religieuse du monde.

5. Le destin d’Israël a basculé avec l’avènement du Christ et ce peuple si original, qui ne se distinguait que par ses nouveautés et son génie religieux avant Jésus, s’est ensuite, après lui, transformé profondément en stoppant toute production de nouveauté religieuse et en devenant spécialement actif et fécond dans tous les arts et les sciences profanes.

Israël est le seul peuple qui ait survécu à la dissolution du monde antique, en conservant intacte son identité.

Que sont devenus Assyriens et Babyloniens, Étrusques et Phéniciens, Parthes, Macédoniens et Carthaginois, Grecs et Romains même ? Qu’en est-il de ces peuples qui pourtant semblaient avoir dans leur puissance, des bases ethniques et culturelles bien plus solides que les hébreux ?

Dans le seul bassin du Tigre et de l’Euphrate, d’où provient Israël, des dizaines de peuples viennent, connaissent leur apogée, et disparaissent en quelques centaines d’années. Non seulement Assyriens et Babyloniens, mais Sumériens et Accadiens, Amorrhéens et Hittites, Kassites, Mèdes, Perses, … Guerre perdues, invasions, persécutions signifient pour tous le déclin et la fin de la société, de la culture, de la religion, de la race elle-même.

Pour tous, sauf pour Israël.

Israël a survécu, mais pour Israël, il y a eu quand même un grand changement, un avant et un après Jésus Christ :

Avant notre ère, le Peuple d’Israël ne se distingue que par son génie religieux, par la production de textes inspirés d’auteurs sacrés, de prophètes, de sages qui enrichissent sans cesse les Saintes Écritures, sans aucune créativité ou production notable dans les domaines profanes, philosophie, politique, droit, science militaire, techniques, architecture, art, littérature, sciences, médecine, etc.

Mais après la venue du Jésus-Christ tout change : la production de « neuf » en matière religieuse s’arrête, « le ciel s’est fermé » comme disent eux-mêmes les rabbins, mais les Israélites se mettent à devenir tout d’un coup extrêmement prolixes dans tous les domaines profanes quel qu’ils soient, jusqu’à nos jours où ils excellent et trustent les prix Nobels.

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