Quelles sont les raisons de croire en l'existence de Dieu ?

  1. Dieu peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison
  2. Les preuves de l’existence de Dieu sont forcément indirectes
  3. Les preuves indirectes sont réelles, mais elles ne conviennent pas à tous
  4. La connaissance de Dieu peut aussi être retrouvée en considérant les faits de la Révélation

Les preuves de l’existence de Dieu sont indirectes et pas toujours bien reçues mais elles existent et la Révélation les confirme.

1.    Dieu peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison.

- L’Eglise elle-même rejette sous le nom de fidéisme l’erreur qui prétend que Dieu ne serait connaissable que par la foi. Elle attache à cela une telle importance que le premier Concile du Vatican (1870) a défini que l’existence de Dieu « peut être connue avec certitude par la lumière naturelle de la raison » (Dei Filius 4).

- La Bible, en plusieurs endroits, affirme que l’homme peut connaître Dieu avec les seules forces naturelles de son esprit, dans le Livre de la Sagesse par exemple (Sg 13,1- 5) « … insensés, tous ces hommes qui en sont venus à ignorer Dieu … en examinant ses œuvres, ils n'ont pas reconnu l'Artisan. (…) Car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, découvrir leur Auteur. »

- Saint Paul complète cet enseignement classique en écrivant que « ceux qui ne L’ont pas connu sont sans excuse, car le Dieu invisible s’est rendu connaissable par les œuvres visibles qu’il a faites » (Rm 1,19).

2. Les preuves de l’existence de Dieu sont forcément indirectes.

- La preuve de l’existence de Dieu ne peut évidemment pas être directe, ou a priori, puisque Dieu est immatériel et échappe à l’expérience sensible où s’enracinent nos connaissances. De plus aucune définition adéquate ne peut être donné d’une être qui dépasse infiniment notre pouvoir de concevoir ; n’oublions pas que la créature est par rapport au Créateur dans le même rapport que le vase vis-à-vis du potier

- Mais le fait que la démonstration soit indirecte n’empêche pas d’accéder à une certitude rationnelle.

- Traditionnellement, on distingue deux types de preuves :

-    Les preuves classiques viennent de la philosophie et particulièrement de la métaphysique. Elles s’appuient sur le mouvement, la causalité, la finalité ou encore l’excellence des choses et remontent des effets au premier moteur, à la cause première, à la fin ultime, au parfait. On considèrera ensuite toutes les œuvres de Dieu comme un reflet de son être, ce qui permettra de le nommer par analogie à ces perfections créées et d’en connaître quelque chose, bien qu’imparfaitement.

-    Il existe aussi des preuves appelées parfois morales car elles font intervenir le témoignage intérieur de la conscience ; elles s’appuient sur les normes immuables du bien, sur la perception du devoir moral, sur le sens de la destinée humaine après le mort, sur le consentement universel enfin.

- On peut rattacher à la preuve philosophique par la causalité et la finalité la démarche de certains savants qui considèrent l’Intelligence extraordinaire qui se révèle dans la Création et dans la « programmation » inouïe qui a conduit au développement de la vie ; c’est la théorie de l’Intelligent design ; mais avec cette réserve qu’une théorie scientifique n’a pas le même statut qu’une démarche philosophique : la première est restreinte au plan des sciences particulières, seule la philosophie s’élève au plan de l’être dans toute son universalité.

- Enfin certains mystiques accèdent à la perception intime et très particulière de l’existence de Dieu ; toutefois c’est au sein d’une expérience aussi indicible que reproductible, valable individuellement mais non communicable. Leur témoignage sincère et la valeur de leur existence joue un certain rôle pour conforter les preuves rationnelles

3. Les preuves indirectes sont réelles, mais elles ne conviennent pas à tous.

- L’histoire montre que les preuves de l’existence de Dieu touchent beaucoup de monde : les plus grands savants comme les âmes les plus simples, les philosophes de l’antiquité païenne comme les penseurs de l’occident chrétien, les poètes, etc. ; tous ont toujours « vu » Dieu comme une évidence en contemplant la nature et ses œuvres.

- Mais ces preuves sont aussi perçues souvent comme inadéquates ou inadaptées pour beaucoup d’autres qui ne peuvent admettre que le Créateur soit pas au bout d’un raisonnement, ou au contraire qui n’accepteraient comme preuve qu’une démonstration directe, impossible à fournir comme on l’a vu. Il est vrai que l’apprentissage des notions métaphysiques nécessitent une initiation, un vocabulaire qui ne va pas de soi même s’il est proportionné à la raison humaine.

4. La connaissance de Dieu peut aussi être retrouvée en considérant les faits de la Révélation.

- Dieu a donné d’innombrables signes surnaturels pour prouver la vérité de sa Révélation, en Israël, en Jésus et dans toutes l’histoire de l’Eglise jusqu’à nos jours.
 

- Ces faits cohérents, continus et très nombreux font à leur tour partie des éléments qui ouvrent à tous la voie d’accès à la connaissance de foi, dont la première certitude est l’affirmation de l’existence de Dieu.