Pourquoi l’Opus Dei est-elle tellement attaquée ?

  1. L’intuition fondamentale que le Père José-Marie Escrivá de Balaguer a transmis dans les années 30 est apparue presque révolutionnaire à l’époque : chacun est appelé à la sainteté, dans n’importe quel état de vie, et il est possible de devenir saint en vivant simplement mais parfaitement, avec la grâce de Dieu, une vie quotidienne normale, comme Jésus, Marie et Joseph l’ont fait pendant 30 ans à Nazareth.
  2. Une « légende noire » de l’Opus Dei est née curieusement à partir d’une injuste relecture de l’histoire de ce mouvement, fondé dans un contexte historique marqué par la guerre d’Espagne.
  3. Loin d’être une secte, ce mouvement est parfaitement reconnu et apprécié par l’Eglise, et le Père Jose-María Escrivá de Balaguer, qui l’a fondé, a été canonisé.
  4. Les accusations dont l’Opus Dei fait l’objet n’ont aucun rapport avec la réalité spirituelle de cette œuvre magnifique et sont le plus souvent grotesques.
  5. L’Opus Dei est un bouc émissaire facile mais aucun délit ou aucune accusation sérieuse n’a jamais pu lui être imputée.

L’Opus Dei est un magnifique mouvement de renouveau chrétien qui cristallise injustement les haines anticléricales.

1. L’intuition fondamentale que le Père José-Marie Escrivá de Balaguer a transmis dans les années 30 est apparue presque révolutionnaire à l’époque : chacun est appelé à la sainteté, dans n’importe quel état de vie, et il est possible de devenir saint en vivant simplement mais parfaitement, avec la grâce de Dieu, une vie quotidienne normale, comme Jésus, Marie et Joseph l’ont fait pendant 30 ans à Nazareth.

- L’Opus Dei est né des intuitions reçues par le Père Jose-María Escrivá de Balaguer, à la suite d’une expérience mystique, le 2 octobre 1928. 

- Simple prêtre de campagne, le Père a toujours refusé d’être appelé « fondateur » mais il a transmis ce que Dieu lui a inspiré, indiquant qu’il ne voulait pas faire son œuvre, mais « l’Opus Dei », littéralement « l’œuvre de Dieu ».

- Dans les années 30, l’intuition fondamentale transmise par le Père, qui affirmait que Dieu appelle tout homme et de toute femme à la sainteté, quel que soit son état de vie, apparaissait révolutionnaire.

- Assez vite, le Père est accusé à Rome par des confrères qui pensent que ceux qui veulent être saints doivent devenir prêtres ou religieux, mais Rome reconnaît la justesse de son intuition et l’encourage.

- La grande référence du Père José-Maria est le sommet de sainteté que représente la vie cachée de Jésus, Marie et Joseph pendant 30 ans à Nazareth. Joseph a été un immense saint en ne faisant que son devoir d’état, comme charpentier, en travaillant, en vendant et en achetant, en vivant une vie quotidienne toute simple, sous le regard de Dieu.

- De même, tout homme comme toute femme, qu’il soit pilote, infirmier ou marchant, est appelé par Dieu à se sanctifier dans la vie quotidienne, en accomplissant parfaitement, avec la grâce de Dieu et son sous regard, son travail et les taches de la vie quotidienne, et en offrant sa vie à Dieu.

- Rien d’extraordinaire n’est requis pour la sainteté, qui se situe ailleurs, dans le rapport à Dieu, chacun étant appelé à vivre sa vocation pleinement.

2. Une « légende noire » de l’Opus Dei est née curieusement à partir d’une injuste relecture de l’histoire de ce mouvement, fondé dans un contexte historique marqué par la guerre d’Espagne.

- Le fait qu’il s’agisse d’une association majoritairement composée de laïcs, qui ont des responsabilités temporelles, a fait craindre une association puissante, un Etat dans l’Etat.

- Cette méfiance a été aggravée par la discrétion dont à fait preuve l’Opus Dei dans ses premières années.

- Cette discrétion peut facilement s’expliquer par le contexte dans lequel se développait l’œuvre : en Espagne, puis au Portugal voire au Chili, elle grandissait dans des régimes dictatoriaux.

- Plus particulièrement, l’Opus Dei a été accusé de connivence avec le régime de Franco. Cette accusation relève d’une méconnaissance grave de l’association, qui ne se mêle pas des opinions politiques de ses membres.

- Une lettre de Jose-María Escrivá peut être citée en exemple : il écrivait à l’un de ses compagnons militant catalaniste, à l’époque où c’était un crime d’Etat (sous Franco) : « Essaie de ne pas te faire arrêter, on est déjà assez peu comme ça ».

- Le fait que par ailleurs certains ministres de Franco aient été « Opusiens » ne suffit en rien à cataloguer l’Opus Dei comme franquiste.

-  Patrice de Plunkett, auteur d’une enquête précise sur la question (L’Opus Dei enquête sur le « monstre », Presses de la Renaissance, 2006), l’exprime très clairement : « Pour l'Opus Dei, un problème politique n'a pas "une", mais plusieurs réponses catholiques possibles. Ainsi, en Espagne, des membres connus de l'Opus Dei sont en désaccord sur la guerre d'Irak. En Italie, une célèbre militante pro-vie (médecin) vient d'être élue sénatrice de centre-gauche, alors qu'un autre célèbre Opusien est député berlusconien. En Grande-Bretagne, une surnuméraire de l'Opus est ministre de Tony Blair, tout en refusant de soutenir les lois "nouvelles mœurs" du gouvernement New Labour ! Etc. »

3. Loin d’être une secte, ce mouvement est parfaitement reconnu et apprécié par l’Eglise, et le Père Jose-María Escrivá de Balaguer, qui l’a fondé, a été canonisé.

- Le mouvement a reçu un statut spécial de l’Eglise, celui de « prélature personnelle » du Pape.

- L’Opus Dei est donc aujourd’hui une Institution d’Eglise parfaitement reconnue et appréciée à Rome.

- Concrètement, il s’agit d’une association comparable à une paroisse, mais qui ne dépend pas d’un lieu, et n’est donc pas rattachée aux structures épiscopales classiques.

- Les « prélatures personnelles » sont des structures juridiques créées pour un objectif précis. Dans le cas de l’Opus Dei, cette tâche spécifique consiste à diffuser l'idéal de la sainteté au milieu du monde, dans le travail professionnel et les circonstances ordinaires de chacun.

- Il ne s’agit aucunement pour autant, comme c’est souvent dit d’une « Eglise dans l’Eglise », puisque les prêtres qui en font partie dépendent de leurs évêques, selon la voie hiérarchique normale.
- Quant au fondateur de ce mouvement, Jose-María Escrivá de Balaguer, il a fait l’objet d’un procès en canonisation à la suite d’un bombardement de lettres au Vatican… Près d’un tiers de l’épiscopat romain a rédigé un courrier pour demander l’ouverture de sa cause en béatification et canonisation.

4. Les accusations dont l’Opus Dei fait l’objet sont le plus souvent grotesques.

- Impossible de lister toutes les accusations dont l’Opus Dei fait l’objet, tant le sujet est baroque.

- La plupart relèvent de la calomnie pure et simple, comme l’accusation d’accointances de José-Maria Escrivá avec le régime de Pinochet : il a au contraire refusé tout contact avec la junte chilienne lors de son voyage en Amérique Latine.

- Jusqu’à une période récente, l’Opus Dei laissait dire et se préoccupait peu de sa communication, mais les accusations grand guignolesques du Da Vinci Code de Dan Brown (2003) l’ont fait sortir de sa réserve. Et paradoxalement son image en est ressortie décapée de quelques préjugés.

- Nous ne résistons pas à la tentation de reprendre une anecdote savoureuse relevée par le Monde Diplomatique, daté de mars 2008 : « Un seul exemple : un des protagonistes les plus inquiétants du roman [de Dan Brown, Da Vinci Code, ndr] se prénomme Silas. Il s’agit d’un albinos présenté comme « moine » de l’Opus Dei, assassin psychopathe au service des chefs paranoïaques de l’organisation. Or l’Opus Dei – la vraie – a d’abord expliqué qu’il n’y avait pas de moines dans l’organisation, ce qui est exact. Puis elle a présenté au public un surnuméraire de l’œuvre se prénommant justement Silas, tout comme l’assassin albinos du roman. Il s’agissait en l’occurrence d’un paisible père de famille, courtier à la Bourse de New York, et d’origine nigériane, donc noir. Les médias se sont évidemment rués sur cette plaisanterie toute visuelle, et les rieurs se sont retrouvés du côté de l’Opus Dei. » (Le Monde Diplomatique daté de mars 2008, article de Jérôme Anciberro, pages 20 et 21. Disponible dans les archives sur le lien :  HYPERLINK "http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/ANCIBERRO/15675" http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/ANCIBERRO/15675)

5. L’Opus Dei est un bouc émissaire facile mais aucun délit ou aucune accusation sérieuse n’a jamais pu lui être imputée.

- L’entrée dans l’Opus Dei est une démarche spirituelle que n’accompagne aucune obligation politique.

- De fait, il existe des membres de l’Opus Dei « de gauche » comme « de droite », même s’ils sont généralement et logiquement d’accord sur les positions défendues par l’Eglise comme le refus de l’avortement.

- Le fait que cette association cristallise autant la haine et l’incompréhension s’explique par la discrétion dont elle a fait longtemps preuve et le succès qu’elle rencontre.

- Peut être est-ce tout simplement parce que les traditionnels boucs émissaires, les Jésuites, ne font plus peur à personne ?

- Il n’y a en tout cas rien dans le dossier d’accusation contre l’Opus Dei qui est un magnifique mouvement d’Eglise dont le développement continu manifeste à quel point sa spiritualité toute simple porte du fruit et est adaptée au monde moderne …

Bibliographie :

  • L’Opus Dei enquête sur le « monstre », Presses de la Renaissance, 2006
  • Famille Chrétienne n°1603, du 4 au 10 octobre 2008, pages 8 à 11.