Pourquoi l'Église refuse-t-elle le recours à l’avortement ?

  1. Dans certains pays développés, l’avortement concerne près d’une femme sur deux en âge de procréer ! Les instances internationales ne cessent de militer pour que le recours à l’avortement soit inscrit dans les législations comme une sorte de droit des femmes. L'Église est en première ligne sur cette question et il ne se passe pas d’année sans que les papes évoquent la question de l’avortement, qui est considéré comme « un des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitime ». L’Eglise sait pourtant que « le choix de l’avortement revêt pour la mère un caractère dramatique et douloureux » et elle est pleine de sollicitude vis-à-vis des femmes qui portent cette blessure dans leur âme et les appelle « à ne pas se laisser aller au découragement et à ne pas renoncer à l'espérance ». Mais elle rappelle toujours pourquoi l’avortement est un acte interdit, très grave, qui créé plus de désordre qu’il n’apporte de solutions. 
  2. Dans la loi, les mots "interruption volontaire de grossesse" ont remplacé le mot "avortement". L'expression "interruption de grossesse" masque la réalité de la mort du principal intéressé, l'enfant, et l'absence de débat sur ce drame de notre société masque la réalité des chiffres, qui ont atteint des niveaux aujourd'hui ahurissants.
  3. En avortant son enfant, on choisit pour lui la mort, comme si on avait le droit de tuer. La loi qui donne ce droit semble rendre ce choix acceptable, et pourtant on commet un acte de mort. Si la justice française ne le reproche plus depuis 1975, la conscience rappelle ce principe fondateur : "tu ne tueras point". Ce qui est légal peut être parfois profondément immoral.
  4. Pourquoi la possibilité qu'a la mère de supprimer son enfant primerait-elle sur le droit de l'enfant à vivre ? L'enfant peut-il être considéré comme un injuste agresseur ? Même si cette théorie a malheureusement été développée par certains philosophes, l'enfant est toujours innocent, dans toutes les situations.
  5. L'avortement a été revendiqué par des féministes comme une libération des contraintes de la maternité et le "droit à disposer de leur corps". Pourtant biologiquement l'enfant n'est pas une partie du corps de la mère ; il en est l'hôte. L’embryon est un être humain qui mérite respect et dignité, et que l'on doit traiter comme une personne créée à l’image de Dieu et aimée par lui.
  6. L’avortement crée plus de désordres qu’il n’apporte de solutions. Il génère des traumatismes de toutes sortes, chez la femme elle-même, mais également dans les fratries, et chez le conjoint lui-même. L’avortement n’est pas une solution aux problèmes rencontrés par la société où il distille une culture de mort. Tout cela nuit gravement à la paix dans le monde.
  7. L'Eglise a conscience des détresses dans laquelle la société peut placer certaines femmes. La vraie question consiste à se demander comment une société peut tolérer des situations de détresse qui semblent toucher près d’une femme sur deux ? L’avortement est une mauvaise réponse à ces détresses et la société doit les traiter en amont. Plusieurs associations très généreuses apportent des aides matérielles, morales et spirituelles aux mamans en détresse pour résoudre leur difficultés.
  8. La sollicitude de l’Eglise est totale vis-à-vis des femmes qui ont eu le maheur de recourir à un avortement. Si l’Eglise qualifie l’avortement de crime, elle connait les blessures des femmes qui y ont recours et elle cherche toujours à proposer un chemin de salut pour surmonter ces drames et leurs conséquences avec l'aide de Dieu. 

 Au-delà des situations de détresse réelles de certaines femmes, l'Église considère l'avortement comme un crime, et donc un acte toujours interdit, très grave, qui créé plus de désordre qu’il n’apporte de solutions.

 Citation :

"Je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde d'aujourd'hui c'est l'avortement, car c'est une guerre déclarée contre l'enfant, un meurtre pur et simple de l'enfant innocent, un assassinat de l'enfant par sa mère elle-même. Si nous acceptons que la mère ait le droit de tuer même son propre enfant, comment pourrons-nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ?" Mère Térésa

Témoignage :

"J'avais 22 ans. J'avais une relation depuis 3 ans avec un étudiant de mon école. Un soir, comme j'avais oublié ma pilule, nous avons mis un préservatif, qui, par malchance, s'est déchiré. Deux semaines après, ma vie a basculé : j'étais enceinte... A partir de là, la solitude que j'ai ressentier et la pression du père de l'enfant pour que j'avorte ont été immenses : il ne voulait pas de cet enfant. Nous nous sommes battus violemment pendant 6 jours et puis j'ai cédé, trop seule, sans assez de courage et sans soutien de ma famille. Au réveil, plus rien : le monde était vide. Dix jours plus tard, j'ai vécu deux jours d'hémorragie. Depuis 20 ans, à la date "anniversaire", je revis l'angoisse et la solitude de ce moment et j'ai des maux de ventre horribles.  A chaque naissance de mes enfants, je vis des mois de dépression et je fais des cauchemars terribles : je tue mon bébé de mes propres mains.  Aujourd'hui, à 40 ans, pas un seul jour ne se passe sans que je pense à cet enfant et à la part de moi-même que j'ai tuée en avortant." Emma, une maman