Le Nouveau Testament montre-t-il vraiment que Jésus est Dieu ?

  1. A travers l’Ancien Testament et au long de l’histoire d’Israël, Dieu a entrepris de se révéler pleinement. La Bible évoque le mystère de Dieu en lui attribuant divers titres et fonctions.
  2. Dans le Nouveau Testament, la révélation se poursuit et s’achève avec la manifestation du Christ. Jésus s’incarne dans le sein de Marie et descend du Ciel pour vivre parmi les hommes. Son discours, ses actes et sa vie vont témoigner et révéler son identité profonde : tout ce qui était dit de Dieu dans l’Ancien Testament est maintenant attribué à Jésus.
  3. En définitive, rien de ce qui appartient à Dieu seul n’est refusé à Jésus. Les titres de Dieu, ce par quoi Dieu s’est défini et caractérisé est attribué à Jésus. L’agir de Jésus est celui de Dieu et on doit à Jésus ce qu’on doit à Dieu. Jamais Jésus ne s’oppose à ce qu’on le traite comme Dieu lui-même. C’est d’ailleurs pour cela qu’Il est condamné à mort.
  4. Le Fils se révèle comme Dieu dans toute sa vie, son action, ses paroles. Il révèle aussi Dieu comme étant son Père et l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils (Jn 15,26) comme une troisième personne divine puisqu’on ne doit pas blasphémer contre elle (Mt 12,32) et que son nom est associé à ceux du Père et du Fils dans le baptême (Mt 28,19). L’Église a résumé cette révélation du Dieu unique, Père, Fils et Saint-Esprit dans le dogme de la Trinité.

 Tout l’Évangile est une révélation de la divinité du Christ, à qui sont systématiquement attribués les titres qui étaient réservés à Dieu dans l’Ancien Testament.

 1. A travers l’Ancien Testament et au long de l’histoire d’Israël, Dieu a entrepris de se révéler pleinement. La Bible évoque le mystère de Dieu en lui attribuant divers titres et fonctions.

Il se définit ainsi comme :

  • « Celui qui est » : « Je suis Celui qui est » (Ex 3,14)
  • « le Créateur » : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Gn1,1)
  • « le Sauveur » : « Tu es béni, sauveur d’Israël » (1 Ma 4 ,30 ou Sg 16,7)
  • « le Seigneur » : « Il est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs » (Dt 10,17)
  • « le Rédempteur » : « notre Rédempteur, tel est ton nom depuis toujours » (Is 63,16)
  • « le Puissant » : « ton Rédempteur, c’est le Puissant de Jacob » (Is 49,26 ; 60,16) 
  • « le Maître » : « les montagnes fondent comme la cire devant le maître de toute la terre » (Ps 97,5)
  • « le Juge » : « tu es le Juge du monde » (Tob 3,2 ou Ps 50,6 ; 94,2)
  • « la Lumière » : « le Seigneur est ma lumière et mon salut » (Ps 27,1)
  • « le Saint d’Israël » : « Ils ont abandonné le Seigneur, ils ont méprisé le Saint d’Israël » (Is 1,4)
  • « le Dieu d’Israël » : « c’est toi le Dieu de mon salut » (Ps 25 ,5)
  • « le Roi » : « Le Seigneur est notre roi, c’est lui notre sauveur » (Is 33,22)
  • « le Miséricordieux » : « le Seigneur ton Dieu est un Dieu miséricordieux (Dt 4,31)

On vénère :

  • « le Jour du Seigneur » : « avant que n’arrive le jour du Seigneur, grand et redoutable » (Mal 3,23)
  • « le Nom du Seigneur » : « notre secours est dans le nom du Seigneur » (Ps 124,8)
  • « la Gloire du Seigneur » : « toute la terre est remplie de sa gloire » (Ps 72,19)
  • « le Temple du Seigneur » : « la gloire du Seigneur remplissait le Temple du Seigneur » (1 Ro 8,11)

Sa Loi enseigne qu’à Lui seul peut être rendu un culte absolu, sans limites, un culte d’adoration.

2. Dans le Nouveau Testament, la révélation se poursuit et s’achève avec la manifestation du Christ. Jésus s’incarne dans le sein de Marie et descend du Ciel pour vivre parmi les hommes. Son discours, ses actes et toute sa vie vont témoigner et révéler son identité profonde : tout ce qui était dit de Dieu dans l’Ancien Testament est maintenant attribué à Jésus.

« Pour vous, qui suis-je ? » Les Evangiles répondent d’une manière constante et permanente. Il est :

  • « Celui qui est » : « Avant qu’Abraham ait été, Moi, Je Suis » (Jn 8,58 ou Jn 8,24 ; 8,28 ; 13,19)
  • « le Créateur » : « Tout fut par lui et sans lui rien ne fut » (Jn 1,3)
  • « le Sauveur » : « C’est vraiment lui le Sauveur du monde » (Jn 4,42)
  • « le Seigneur » : « Le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : c’est le Seigneur ! » (Jn 21,7)
  • « le Rédempteur » : « En lui nous trouvons la Rédemption, par son sang » (Eph 1,7)
  • « le Maître » : « vous m’appelez Maître et Seigneur et vous dites bien car vraiment je le suis »
  • « le Puissant » : « ce Fils qui soutien l’univers par sa parole puissante » (Heb 1,3)
  • « le Juge » : « le Seigneur, lui le juste Juge, lors de son Apparition » (2 Ti 4,8)
  • « la Lumière » : « le Verbe est la vraie lumière qui éclaire tout homme » (Jn 1,9)
  • « le Saint d’Israël » : « Ainsi parle le Saint, le Vrai, celui qui détient la clé de David » (Ap 3,7)
  • « le Dieu d’Israël » : « Jésus Christ est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jn 5,20)
  • « le Miséricordieux » : « le Seigneur est miséricordieux et compatissant » (Jac 5,11)

On vénère maintenant :

  • « le Jour du Seigneur Jésus » : « Abraham votre père a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour, et il l'a vu, (Jean 8 : 56) « le Nom du Seigneur Jésus » : « pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille » (Phi 2,10)
  • « la Gloire du Seigneur Jésus » : « à lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » (2 Ti 4,18)
  • « le Temple qui est le Corps de Jésus » : « détruisez ce temple et en 3 jours je le relèverai » (Jn 2,19)

et :

  • Il est le Maître du Sabbat qui vient de Dieu (Mc 2,28)
  • Il est le Maître de la Loi qui vient de Dieu (Mt 5,21s)
  • Il pardonne les péchés qui offensent Dieu (Mc 2,10)

Toutes choses qui, comme ses contemporains le font remarquer, sont réservées à Dieu seul.

Si Pierre ou Paul se fâchent quand on les vénère ou quand on se prosterne devant eux, jamais Jésus ne repousse quelque forme de culte ou d’adoration qu’on lui rend comme à un Dieu :

  • on vient l’adorer dès sa naissance,
  • on se prosterne devant lui,
  • on tombe à genoux devant lui,
  • on confesse son nom,
  • on le prie comme on prie Dieu,

Et Jésus accepte toutes ses formes de culte alors que « tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à lui seul tu rendras un culte ».

Rien n’est excessif pour Jésus qui est :

  • la Voie, la Vérité, la Vie :
  • la Résurrection :
  • l’Alpha et l’Oméga, le Commencement et la fin : (Ap 1,8 ; 1,17 ; 21,6 ; 22,13)
  • le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois (Ap17,14 ; 19,16 ; 1 Ti 6,15)

3. En définitive, rien de ce qui appartient à Dieu seul n’est refusé à Jésus. Tous les titres de Dieu, tout ce par quoi Dieu s’est défini et caractérisé est attribué à Jésus. L’agir de Jésus est celui de Dieu et on doit à Jésus ce qu’on doit à Dieu. Jamais Jésus ne s’oppose à ce qu’on le traite comme Dieu lui-même. C’est d’ailleurs pour cela qu’Il est condamné à mort.

  • « toi qui n’est qu’un homme, tu te fais Dieu » (Jn 10,33)
  • « vous avez entendu le blasphème » (Mt 26,65 ; Mc 14,64)

L’Evangile développe la révélation de l’identité profonde du Christ Jésus plusieurs fois :

  • « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29)
  • « Je suis le Pain de Vie » (Jn 6,35 ; 6,48 ; 6,51)
  • « Je suis la Lumière du monde » (Jn 8,12 ; 9,5)
  • « Je suis la Porte des brebis » (Jn 10,7 ; 10,9)
  • « Je suis le bon Pasteur » (Jn 10,11 ; 10,14)
  • « Je suis la Résurrection » (Jn 11,25)
  • « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn14,6)
  • « Je suis la Vigne véritable et mon Père est le vigneron » (Jn 15,1)
  • « Je suis le Roi des juifs » (Jn 18,37)
  • « Je suis le Premier et le Dernier, le Vivant » (Ap 1,17)

Il la résume aussi, en appelant le Fils « Dieu » mais sans article et en attribut, car quand Dieu est sujet, c’est du Père qu’il s’agit :

  • « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1)
  • « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn)
  • « Le Christ est au dessus de tout, Dieu béni éternellement » (Rm 9,5)
  • « Jésus Christ est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jn 5,20)
  • « Attendant l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2,13)

4. Le Fils se révèle comme Dieu dans toute sa vie, son action, ses paroles.

Il révèle aussi Dieu comme étant son Père et l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils (Jn 15,26) comme une troisième personne divine puisqu’on ne doit pas blasphémer contre elle (Mt 12,32) et que son nom est associé à ceux du Père et du Fils dans le baptême (Mt 28,19). L’Eglise a résumé cette révélation du Dieu unique, Père, Fils et Saint-Esprit dans le dogme de la Trinité.

Et après la mort du Christ sur la Croix, qui révèle son Cœur transpercé et sa soif d’amour pour nous, le Nouveau Testament se conclut sur une dernière révélation tout aussi belle et expressive :

  • « Dieu est amour » (1 Jn 4,16).
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