Le Linceul de Turin est-il explicable autrement que par la Résurrection du Christ ?

  1. L’image imprimée en négatif sur le Linceul de Turin, vénéré depuis des siècles, est absolument unique et n’a aucun équivalent proche, sur les 5 continents, et dans toute l’Histoire.
  2. Ce Linceul est l’énigme archéologique et scientifique la plus étudiée au monde,
  3. Après des dizaines d’années d’études par des centaines de spécialistes, le Linceul reste un mystère absolu pour les scientifiques qui sont incapables de donner la moindre explication rationnelle de son origine.
  4. La seule explication plausible est d’admettre que l’image s’est formée à cause d’un rayonnement issu du miracle de la Résurrection du Christ.
  5. Avec cette hypothèse tout s’explique parfaitement. Sans elle, il n’y a aucune explication.

La Résurrection du Christ est la seule explication de la formation de l'image imprimée sur le Linceul, que la science moderne est incapable de reproduire ou d’expliquer. 

1. L’image imprimée en négatif sur le Linceul de Turin, vénéré depuis des siècles, est absolument unique et n’a aucun équivalent proche, sur les 5 continents, et dans toute l’Histoire.

- La question de savoir si le Linceul de Turin est bien le linge qui a recouvert le Christ en son tombeau mérite d’être examinée attentivement sous l'angle purement scientifique car aujourd’hui les conclusions de cette étude sont vraiment étonnantes.

- Le Linceul se présente comme une toile de lin de 4,36 m x 1,10 m, ce qui correspond à des multiples entiers (huit sur deux) de la coudée gréco-romaine de 54,6 cm utilisée en Palestine au début de notre ère (Ian W. Dickinson).

- Son parcours en Europe est connu de manière certaine depuis 1357 mais on peut retracer quand même quelque peu son histoire précédente (cf. Lien 1) et à part le Linceul, aucune image imprimée en négatif n’est connue par quiconque, nulle part, jusqu’au XIX° siècle.

- En 1898, c’est un choc : un cliché du photographe italien Secundo Pia laisse apparaître en « positif » (et en trois « D ») la silhouette d’un homme supplicié, invisible à l’œil nu.

- Ce linge de grande qualité s’est conservé malgré les siècles d’une manière anormale et surprenante,

- L’histoire connue du Linceul, qui a survécu aux pillages, aux guerres, à l’eau et à deux incendies (sauvé en 1997 par le pompier Mario Trematore qui a pu pulveriser une vitre incassable pour l’occasion ! cf. Lien 2) est une suite de miracles,

- Il est tissé et blanchi selon les usages en vigueur au Moyen Orient à l’époque de Jésus (métier à tisser oriental archaïque à 4 pédales : cf. André Marion, « Linceul de Turin », Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Paris, Fayard, 2002, p. 456). Cette structure du tissu est inconnue en Europe, mais des spécimens identiques ont été retrouvés en Syrie.

- Le « sergé en chevron en arêtes de poisson », le « blanchiment après tissage » (devenue rare après le VIIIe siècle) et la « confection du point » (ibidem) attestent cette provenance géographique.

- La toile contient des fibres de coton (connu en Palestine dès l’Antiquité mais pas en Europe avant le 17° siècle sauf à partir du Moyen-âge en Italie et Espagne arabe), qui sont imbriquées dans sa trame,

- Mais il n’y a aucune trace de laine et le mélange laine/coton dans les ateliers n’est exclu qu’en Judée (interdit religieux).

- Enfin, les pollens retrouvés sur le linge par l’étude de Max Frei entre 1973 et 1978 montrent aussi un parcours dans plusieurs régions du Moyen-Orient. Ses résultats ont été controversés, mais des chercheurs israéliens les ont récemment entérinés.

2. Ce Linceul est l’énigme archéologique et scientifique la plus étudiée au monde.

- Le Linceul est de loin l’énigme archéologique et scientifique la plus étudiée au monde.

- Son étude a fait appel à de nombreuses disciplines (histoire, archéologie, analyse de tissu, palynologie, iconographie, anatomie, physiologie, hématologie, traitement d'images, exégèse, etc.)

- En 1978 par exemple, il fut examiné pendant cinq jours, 120 heures d'affilée par 40 savants américains de toutes croyances religieuses et philosophiques utilisant six tonnes de matériel scientifique. Le protocole des expériences à mener couvrait 243 pages et cinq photographes spécialisés prirent entre 5000 et 7000 photos. Le dépouillement et l'exploitation des observations prit 150 000 heures de travail.

3. Après des dizaines d’années d’études par des centaines de spécialistes, le Linceul reste un mystère absolu pour les scientifiques qui sont incapables de donner la moindre explication rationnelle de son origine.

- L'image imprimée en négatif a été produite par une déshydratation des fibres superficielle (les fils de la toile comprennent 10 à 12 fibres),

- Il n’y a aucune trace d’intervention humaine (aucune trace de peinture ni de colorant),

- La densité des fibrilles colorées (qui sont, dans un même périmètre, certaines entièrement colorées et d’autres partiellement ou absolument non colorées : absolument impossible à reproduire !) est fonction de la distance d’un corps qui aurait été placé en apesanteur à quelques centimètres du linge.

- L’image n’existe pas sous les traces de sang et a donc été formée après elles.

- La forme du corps correspond de plus à une projection orthogonale sur une toile parfaitement plane (phénomène incompréhensible qui exclue définitivement l’hypothèse d’une cause naturelle venant d’un contact du linge avec le corps, car l’image aurait été déformée).

- L’impression du linge a été produite par un rayonnement inconnu, sans brûlure.

- Toutes ces caractéristiques rendent l’image impossible à reproduire aujourd’hui, même avec les techniques les plus modernes.

- Il n’y a à ce jour aucune explication scientifique sur sa formation, malgré les centaines de spécialistes qui se sont penchés sur la question.

- Ni peinture (aucun pigment), ni empreinte (aucune déformation) : il s’agit de la seule image connue qui possède de telles propriétés (négative, plane, isotrope, tridimensionnelle).

- Si l’image venait d’un faussaire, le procédé inconnu qui l’a formée n’a été utilisé qu’une seule fois en l’état actuel des connaissances et il a créé des propriétés incompréhensibles pour les générations actuelles !

4. La seule explication plausible est d’admettre que l’image s’est formée à cause d’un rayonnement issu du miracle de la Résurrection du Christ.

- L’étude des pigments montre que les tâches brunâtres sont bien du sang humain, de type AB, mêlé à d’autres auréoles de sérum visibles seulement aux ultraviolets, qui proviennent de plaies réelles : il est donc certain que le linge a été en contact avec un corps réel.

- Ce corps flagellé, crucifié, couronné d’épines, frappé au visage, meurtri aux épaules, et ce cœur  transpercé ouvert sur une plaie béante (non refermée, donc après la mort), est en correspondance parfaite avec le récit des Evangiles.

- Toutes les représentations antérieures au XX° siècle montrent des clous dans les mains, alors que pour le Linceul, l’enclouage est dans le poignet, ce qui est scientifiquement juste. Et en hébreu, le mot « main » (Yad) inclut le poignet.

- Détail incroyable : le clou touchait le nerf médian, entraînant la rétractation du pouce ; c’est ce que l’on observe sur le Linceul : quatre doigts seulement son visibles.

- Il semble par contre que dès le V° siècle des icônes byzantines s’inspirent de traits du visage du Christ sur le Linceul,

- La NASA et le Père Rinaudro (Montpellier) ont pu imiter quelque peu le jaunissement du lin en bombardant un tissu avec des rayons alpha, ce qui modifie le taux de C14.

- L’image a-t-elle été produite par un rayonnement inconnu ? Dans ce cas, celui-ci pouvait évidemment modifier le taux de C14 présent dans le tissu. Il est possible que ce soit l’explication du résultat des tests au C14 effectués en 1988 (tests réalisés dans des conditions très discutées et qui ont « daté » le Linceul du XIII° siècle, mais sans donner non plus la moindre explication rationnelle sur sa formation).

5. Avec cette hypothèse tout s’explique parfaitement. Sans elle, il n’y a aucune explication.

- Il faut s’arrêter un instant sur l’incroyable échec de la science moderne pour donner une explication rationnelle à l’image christique imprimée sur un très vieux linge. Il n’y a aucune explication, et ce linge est absolument le seul dans ce cas. La recherche scientifique qui va si loin et qui est capable de tant de merveilles bloque inexplicablement sur le Linceul, dont l’origine dépasse la nature.

- A l’inverse, si l’on prend l’hypothèse de la Résurrection du Christ, qui est celle que privilégient les multitudes de fidèles qui se sont recueillis devant ce linge depuis des siècles, tout s’éclaire et tout devient cohérent.

- Certains s’irritent donc aujourd’hui que l’Eglise ne conclue pas publiquement à l’authenticité du Linceul du Christ devant tant de faits concordants,

- Mais les Pasteurs suprêmes ont déjà beaucoup dit sur le Linceul avec son image « non faite de main d’homme » (Pie XI), « icône de la Passion » (Paul VI), « la relique la plus splendide de la Passion et de la Résurrection de Jésus » (Jean Paul II) ...

- Devant la majesté de ce visage et le message de cette image stupéfiante, pourquoi finalement ne pas réagir tout simplement comme l’Apôtre Jean « voyant le suaire » ? : « Il vit et il crut » (Jn 20,8) ...

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